Bonsoir.
Voici un petit rapport de Joda pour le Rally safari Kenya versus 2011.
Tout commence avec un petit décalage d'un jour, pas catastrophique heureusement, mais gérable, avec donc quelques heures de plus à rattraper par rapport au plan initial.
On a vu la voiture et elle est superbe avec un niveau de finition comme on en voudrait. Et quand on a voulu démarrer, il n'y avait rien à faire, on n'entendait que le bruit du démarreur. Les soucis commencent. Il est dimanche soir 23h30 passés.
Le lendemain, on fait un check-up complet, démontage de tous les faisceaux électriques, le tableau de bord presque entièrement démonté,nettoyages de tous les contacts... et après avoir chargé la batterie, on redémarre: rien, elle refuse de s'ébranler. Diagnostiques: pas d'allumage, et un court circuit vite repéré! Le parcours du combattant commence. On est le Lundi soir.
Le mardi, les mécanos ont vite fait découvert que le boitier d'allumage était en défaut. Et la nouvelle a vite fait le tour de Nairobi. Quelques coups de téléphones et Alain Dethise a bien voulu nous prêter son boitier d'allumage. Après avoir solutionné le court-circuit, et monté le dit boîtier, elle démarre, mais le son du moteur nous parait anormal. Ouf, c'est déja ça de gagné! On part essayer la voiture et déception totale: elle ne monte pas du tout en régime. Le cauchemar continue.
Fort heureusement, des gens de bonne volonté, en l'occurrence le kényan Asad Khan (kalulu pour les connaisseurs) nous ont proposé leur aide et comble de la chance, il y avait le gars de Prodrive qui etait à Nairobi pour le Safari rally. Après moultes essais et réglages, il s'est avéré qu'on devait acheter un autre boîtier et le reprogrammer. Cela a beaucoup entamé notre budget, car grosse dépense imprévu. On est mardi soir et presque 20 heures. Après un petit galop d'essai concluant, on rentre enfin pour prendre un peu de repos avec l'espoir qui renait.
Arrivés à la "maison", une petite délégation Gasy du Kenya nous attendait, et un petit feu de camp improvisé nous attendait avec des brochettes et quelques boissons. Et à ce propos, on remercie le consulat, Fafah "national!" qui se reconnaitra , et la communauté Gasy de Nairobi pour leur dévouement et pour l'intendance.
Les reconnaissances du parcours commencent le mercredi, et il est physiquement très éprouvant de faire les deux passages avec au compteur presque 900 km de parcours d'avalés, de 4 heures du matin jusqu'à 20 heures du soir. Pour repartir le lendemain à la même heure pour les recos du 2ème jour pour cette fois-ci quelques 450 km.
Les spéciales n'ont rien à voir avec ceux du pays, et il faut avoir une certaine manière de les aborder, car très peu d'enchainements de virages avec presque 75 °/° de ligne droite, de la latérite, du gravillon et du sable. Les pièges abondent: les cailloux, les sauts et quelques gués mais repérables très tard car abordés à grande vitesse. Et surtout, pas beaucoup de repères car le paysage est presque identique.
Bref, notre objectif est surtout de ne pas avoir de crevaison, de trouver un bon rythme sans trop faire souffrir la voiture car il faut penser à la suite du championnat.
L'accueil Kenyan est gentil, le pays superbe, et faire les recos en rencontrant des animaux sauvages en liberté est un dépaysement agréable.
Et demain vendredi on va rentrer dans le vif du sujet avec le "spectator stage" au fameux Bamburi Park dans la banlieue proche de Nairobi.
Vivement demain et je souhaite un bon rallye à tous.
Propos recueillis par Teddy Rahamefy.